Le 9 mai 2026, les cabinets Lambert Avocats et Bellemare Avocats ont déposé une demande pour être autorisés à exercer une action collective contre Les Prêtres de Saint-Sulpice de Montréal. Cette demande vise à obtenir réparation, incluant des dommages-intérêts compensatoires et punitifs, pour toutes les victimes ayant été agressées sexuellement par des membres religieux, des employés ou des bénévoles sous la responsabilité de cette communauté religieuse.
L’histoire de nos clients
Notre client A.A.
En 1960, alors qu’il entrait au Collège André-Grasset pour sa première année de collège à l’âge de 13 ans, notre client s’est vu attribué le père Maurice Chaput comme “directeur de conscience”, soit un membre du corps professoral chargé de rencontrer les élèves aux quatre (4) à six (6) semaines.
Au fil des rencontres, le père Chaput a tiré avantage des rencontres privées qu’il tenait avec notre client dans sa chambre, pour procéder à des attouchements sexuels et autres comportements déviants. Toutefois, il ne se limite pas à ces rencontres, le père Chaput profite de l’isolation du confessionnal pour harceler sexuellement notre client et pour lui demander des faveurs de nature sexuelle.
Les conséquences de ces actes prémédités et calculés ont été dévastatrices pour notre client : décrochage scolaire, anxiété et crises de panique, cauchemars, et sentiments durables de culpabilité, de peur et d’humiliation. S’il avait été protégé par les défendeurs, il n’aurait pas vu sa vie brisée par des figures d’autorité en qui il aurait dû avoir une confiance absolue.
Notre client B.B.
En 1982, lui aussi âgé de 13 ans, notre client fait son entrée au Collège de Montréal. Après s’être blessé en jouant au hockey, notre client va voir le père Maurice Lavoie afin d’obtenir les soins appropriés. C’est alors que le père Lavoie prétexte que l’infirmerie est fermée, et invite notre client à se rendre dans sa chambre.
C’est à ce moment que le père Lavoie procède à des attouchements de nature sexuelle sur notre client, qui se lève brusquement et quitte les lieux. Dans les mois qui suivent, notre client remarque que le père Lavoie le suit constamment des yeux et remplace le directeur spirituel du garçon dans le but de passer du temps avec lui.
Profondément marqué par les évènements, notre client commence à fuguer de l’école et à manquer ses cours. De plus, notre client apprend que plusieurs de ses camarades ont aussi été victimes du père Lavoie, et même du père Lamoureux, directeur de l’établissement.
Notre client a subi des conséquences graves de ces actes prémédités et calculés : l’abandon de son objectif d’avenir de devenir prêtre, une affection constante d’anxiété, un trouble alimentaire persistant et de nombreuses pensées intrusives. Tout comme notre client A.A., s’il avait été protégé par les défendeurs, il n’aurait pas vu sa vie brisée par des figures d’autorité en qui il aurait dû avoir une confiance absolue.
Le groupe visé
Toutes les personnes, de même que leurs héritiers et ayants droit, ayant été agressées sexuellement par un membre, prêtre, religieux, employé, représentant ou personne sous l’autorité ou la responsabilité des Prêtres de Saint-Sulpice de Montréal.
Demandes déposées à la Cour
Demande d’autorisation d’exercer une action collective
État actuel du dossier
En attente d’autorisation par un juge de la Cour supérieure.
Comment faire partie de l’action collective
Si vous rentrez dans la définition du groupe visé par la présente action collective, vous faites automatiquement partie de l’action collective.
Nous vous invitons à remplir ce formulaire en toute confidentialité si vous croyez être membre du groupe.


