Le 14 mai 2026, notre cabinet a déposé une demande d’autorisation d’exercer une action collective contre l’Évêque catholique romain de Valleyfield et la Corporation épiscopale catholique romaine de Valleyfield. Cette demande vise à obtenir réparation pour les agressions sexuelles commises par les membres du clergé ou les autres personnes sous l’autorité de l’Église catholique dans le diocèse de Valleyfield.
L’histoire de nos clients
Nos trois clients ont tous été agressés sexuellement par un ou des membres du clergé lorsqu’ils étaient mineurs.
Notre premier client a été agressé sexuellement vers l’âge de douze ou treize ans par l’abbé Pierre Lemieux. L’abbé Lemieux agissait à titre d’aumônier du groupe de scouts dont faisait partie notre client. Il a profité de ce statut pour l’abuser à de multiples reprises lors de déplacements en voiture et de séjours en camp. Malgré des dénonciations à l’époque, les défenderesses se sont contentées de déplacer l’abbé Lemieux dans une autre paroisse.
Notre deuxième client a été victime d’agressions sexuelles dès l’âge de neuf ans par un vicaire, puis de façon répétée par les abbés Aubry, Sylvio Benoit et Gérard Théorêt. Les agressions ont notamment eu lieu à l’église de la paroisse Saint-Eugène, alors que notre client agissait comme servant de messe ou rapportait de l’équipement après des activités. À certaines occasions, les abbés Benoit et Théorêt ont même agressé notre client ensemble.
Notre troisième cliente a été agressée sexuellement vers l’âge de neuf ans par l’abbé Gérard Faivre, alors qu’elle était servante de messe à l’église Saint-Joseph dans la municipalité de Huntingdon. L’abbé Faivre l’isolait dans la sacristie de l’église avant et après les messes pour procéder à des attouchements.
Nos clients ont subi plusieurs séquelles en raison des agressions sexuelles et ont décidé d’intenter la présente action collective afin d’obtenir une réparation non seulement pour eux-mêmes, mais également pour toutes les autres victimes d’agressions sexuelles.
L’action collective proposée
Conformément au Code civil du Québec, le commettant ou l’employeur est tenu de réparer le préjudice causé par la faute de son préposé ou employé lorsque cette faute est commise dans l’exécution des fonctions du préposé ou de l’employé. Nous poursuivons donc les personnes morales chargées des activités de l’Église catholique dans le diocèse de Valleyfield pour les agressions sexuelles commises par les membres du clergé ou les autres personnes relevant de leur autorité dans le cadre des activités de l’Église.
Nous poursuivons également l’Évêque catholique romain de Valleyfield et la Corporation épiscopale catholique romaine de Valleyfield pour leur propre négligence. En effet, nous soutenons que ceux-ci n’ont pas pris les mesures nécessaires pour prévenir ou faire cesser les abus sexuels et qu’ils ont donc engagé leur responsabilité.
Nous réclamons des dommages-intérêts compensatoires afin d’indemniser les victimes pour les préjudices engendrés par les agressions sexuelles. Nous demandons également des dommages-intérêts punitifs afin de sanctionner l’atteinte intentionnelle aux droits à la sûreté, à l’intégrité et à la sauvegarde de la dignité des victimes d’agressions sexuelles, des droits qui sont protégés par la Charte des droits et libertés de la personne.
Le groupe visé
« Toutes les personnes, de même que leurs héritiers et ayants droit, ayant été agressées sexuellement par un membre du clergé, un employé ou un bénévole, laïc ou religieux, se trouvant sous la responsabilité de l’Évêque catholique romain de Valleyfield et/ou de la Corporation épiscopale catholique romaine de Valleyfield. »
Territoire du diocèse de Valleyfield
Le diocèse de Valleyfield couvre un territoire d’une superficie de 3 225 km2 et regroupe vingt-deux (22) paroisses. Il englobe notamment les municipalités de Salaberry-de-Valleyfield, Huntingdon, et l’ancienne municipalité de Dorion (Vaudreuil).
Demandes déposées à la Cour
Demande d’autorisation d’exercer une action collective
État actuel du dossier
En attente d’autorisation par un juge de la Cour supérieure.
Comment faire partie de l’action collective?
Si vous entrez dans la définition du groupe visé ci-haut, vous faites automatiquement partie de cette action collective.
N’hésitez pas à remplir ce formulaire en toute confidentialité si vous croyez être membre de cette action collective.


