Le 20 juillet 2026, notre cabinet a déposé une demande d’autorisation d’exercer une action collective contre la Caisse Desjardins de Châteauguay, la Banque de Montréal (BMO), la Banque Manuvie du Canada et la Banque Nationale du Canada (BNC). Cette demande vise à obtenir réparation pour les pertes financières subies par les victimes de la fraude pyramidale de type « Ponzi » exploitée par Benoit Dicaire, Pierre Drolet, Josée Lewis et la société 9304-1291 Québec Inc. (faisant affaire sous le nom de RE7)
L’histoire de notre cliente
En janvier 2024, notre cliente a été approchée par Benoit Dicaire qui lui proposait des opportunités d’investissement au sein de sa compagnie RE7. Face aux retards de paiements constants et des promesses rompues, notre cliente a réalisé qu’elle était victime d’une arnaque et a porté plainte à la Sûreté du Québec.
C’est d’ailleurs à la suite des plaintes de plusieurs investisseurs dans la même situation qu’elle que l’Autorité des marchés financiers (AMF) a mené l’enquête ayant abouti à la décision du Tribunal administratif des marchés financiers en décembre 2025, laquelle a ordonné le blocage des comptes. Pourtant, pendant toute cette période, aucune des banques hébergeant les comptes de ce stratagème ne l’a contactée pour la mettre en garde, et aucune mesure n’a été prise par ces institutions pour faire cesser ces opérations irrégulières.
L’action collective proposée
L’ampleur de ce stratagème a été mise en lumière par une enquête de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Le 12 décembre 2025, le Tribunal administratif des marchés financiers (TMF) a rendu une décision ordonnant le blocage des comptes bancaires de RE7, de Benoit Dicaire, Pierre Drolet ainsi que de Josée Lewis auprès des institutions financières visées.
Dans sa décision, le TMF a conclu que la preuve de l’AMF démontrait des manquements évidents à la Loi sur les valeurs mobilières. Conformément à l’article 1457 du Code civil du Québec, nous poursuivons les institutions financières hébergeant ces comptes pour leur négligence et leur aveuglement volontaire. À titre d’institutions financières, les banques sont assujetties à de strictes obligations de vigilance et de déclaration à l’égard des opérations douteuses de ce type, notamment en vertu de la Loi sur le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes. Or, elles ont permis, sans exercer de vérification, des dépôts, des transferts, et des retraits importants et répétés totalisant plusieurs millions de dollars. Si les banques avaient agi de manière prudente face à ces transactions frauduleuses et irrégulières, le stratagème dénoncé par le TMF n’aurait pas pu prospérer et les victimes n’auraient pas subi ces pertes.
Le groupe visé
« Toutes les personnes dont les fonds ont été déposés dans les comptes détenus par les sociétés et les personnes physiques suivantes :
- 9304-1291 Québec Inc., société faisant affaires sous la raison sociale RE-7 ou RE7
- Benoit Dicaire
- Pierre Drolet
- Josée Lewis;
auprès de la Caisse Desjardins de Châteauguay, de la Banque de Montréal, de la Banque Manuvie du Canada, et/ou de la Banque Nationale du Canada, entre la période d’ouverture et de fermeture desdits comptes respectifs, et dont les personnes n’ont pas reçu le remboursement total, capital, et intérêts, des fonds déposés dans ces comptes.»
Demandes déposées à la Cour
Demande d’autorisation d’exercer une action collective
État actuel du dossier
En attente d’autorisation par un juge de la Cour supérieure.
Comment faire partie de l’action collective
Si vous rentrez dans la définition du groupe visé par la présente action collective, vous faites automatiquement partie de l’action collective.
Formulaire de contact
Nous voulons vous entendre. Pour bien représenter les membres de cette action collective, nous souhaitons documenter votre expérience.
Avis : Le fait de soumettre vos informations via le formulaire d’inscription ci-haut ne crée pas de relation avocat-client et ne vous engage pas à payer de frais d’avocat.

